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November 24 Inna Modja gracile beauté peule, newyorkaise malienne cosmopolite, et voix délicieusement fluette.
November 21 Пирог с рокфором и грушами, без глютена.Давайте сначала отделаемся от неприятной стороны этого пОста: да, рецепт без глютена, для целиаковых больных.
Bon appétit. Царь - TsarEn russe, le pitch figure ainsi dans les pages internet: Russie 1565. Epoque pas si différente par son adoration de la toute-puissance. Au pouvoir Ivan le Terrible. Paranoïa en secteurs, foi rampante devant dieu et jouissance débridée dans le fait de soumettre, briser et écraser le peuple, en masse, le justifiant comme raison divine. Quelques inadéquations dans le tableau symptomatique: à la foi délire de persécution et hallucinations auditives. Lounguine ne semble d’ailleurs pas prétendre à une exactitude historique. Cependant l’esthétique de l’image, entre pellicule rayée noir et blanc et sépia, puis tâches de couleurs douloureuses fascine. Scènes de violence exercée par des femmes, les opritchnicy (pas sur qu’elles aient existé dans la version féminine de ces capos) cavalières exécutrices des basses œuvres, habillées et parées comme des courtisanes, le visage déformé par la haine aboyant des postillons à l’acide chlorhydrique. Se présente un ami d’enfance de l’Ivan, Philippe, aussitôt promu métropolite. Il est le seul à oser s’opposer au despote, il le paye de sa vie. Le film de Pavel Lounguine, réalisateur de “Oligarque” et de “L’Ile”, à sa sortie le 4 novembre, soulève l’indignation de l’Église moscovite, qui le qualifie de “parodie de la Russie et de son histoire” alors qu’Ivanoushka aurait été celui qui aurait “unifié de petits royaumes épars en un état puissant” . Il aborde l’éternelle question des relations entre pouvoir politique, religieux et le peuple, questions nullement si marquées spatialement et temporellement. «Par ailleurs, les Russes s'appuient uniquement sur la mythologie et pensent que l'histoire n'existe pas, ce qui les empêche de rationaliser l'idée du Ci-contre le célèbre tableau de Ilya Efimovich REPINE Ivan le Terrible assassine son fils 1885 Le film sortira en France le 11 janvier 2010. October 16 Фульбе пёль
и вообще странный народ - состоит из боле-менее структурированных груп, как в своем большинстве кочевники, но и общий язык их тоже не объединяет, т.к. фуль звучит по разному в зависимости от территории на которой на нём говорится. к тому-же на фуль говорят не только пёль, а многие оседлые пёль на нем уже не говорят.
женщины пользуются репутацией красавиц по западной африке, а их прически, уборы и украшения - особенно массивные браслеты на лодыжку - и по сей день копируются женщинами других народов.
Recette de la tartiflette à la bière.
Liste des ingrédients. Pour 4 personnes : Préparation : Rassembler la femme, les ustensiles et les ingrédients dans la cuisine et fermer la porte (pour éviter les mauvaises odeurs dans la maison!) S'asseoir tranquillement dans le salon devant la TV avec les bières et des potes. Bon appétit! Mots clés Technorati : recette tartiflette Гонфарон - Gonfaron
August 09 Александр Шумцов aka Воцмуш - Alexandre Shumtsov aka Votsmush
Il vit en Crimée à Sébastopol, s’expose a Kiev, Moscou et Saint-Petersbourg. Ses aquarelles sont une sorte de Journal de Bord de ses voyages, elles sont à vendre au prix de 1000 à 4000$. Il s’amuser a gratter des cordes et à pousser la chansonnette. Il s’essaie aussi au dessin animé.
Dessin animé “Денги кончились” - “Ya pud sous”
“Бабье лето” Ролик по следам поездки в Индонезию – “l’Eté Indien” clip de jalons d’un voyage en Indonésie.
July 14 Marina Ikoku - Марина Икоку графика хх век (1994-1997)
C’est bien Facebook quand même. On retrouve tous nos objets perdus. Ma vieille complice Марина Икоку, ceramiste et peintre de St-Petersbourg, produit de l’Ecole d’Arts Appliqués Muhinskoe de la même ville. J’y reviendrai. Après cette période noir et blanc, elle verse maintenant dans les couleurs très vives, quasi fluo et prône la chromothérapie. Il y a notamment un caméléon fracassant et un diptyque de zèbres sur fond carmin à faire pâlir. A suivre.
July 04 Je veux tout, Tout de suite et iciJe veux toutToi et les autres aussiAux quatre coins de ma vieSur les cœurs il n’y a pas de prixJe veux toutTout de suite et iciJe veux toutL’image claire et la floueSur les sentiments illimitésJe travaille pour l’amour sans rendez-vousJe veux voler sans me faire attraperLe vide je vais le remplirDe bon ou de mauvais souvenirsLe vide je veux le remplirAvant que mon âme s’assèche et que je craqueJe veux toutLe silence et les promessesLe rigide et la souplesseJe veux tout |
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| Barbara |
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Mots clés Technorati : Barbara "L'Aigle Noir" - Барбара "Чёрный Орёл"
Quand je me perds trop en TravaiLand, je me relis en pendouillant dans le hamac Les Canons de Patrick Bouvet... ça dégonfle. Extrait.
| « … vous ne savez plus où donner de la tête il n’y a plus de place dans votre agenda vous évoluez dans un contexte social stimulant vos journées sont pleines de surprises vos nombreux talents sont reconnus de tous vous vous démarquez par une grande curiosité intellectuelle votre tête est pleine il n’y a plus de place on recherche vos conseils avisés votre tête évolue il y a de la promotion dans l’air on recherche vos conseils stimulants votre tête est pleins de curiosités votre pouvoir de séduction fait des ravages on ne remarque que vous il y a une grand curiosité dans l’air votre tête fait des ravages on vous sollicite pour vos idées vous savez où donner | vous ne savez plus où donner de la tête devant tant d’espace… il y a de la séduction dans l’air on ne peut rien vous refuser la période est propice aux alliances votre agenda va évoluer vous allez faire de la place on ne peut rien refuser à votre tête vous savez être très persuasive espace ergonomique teintes qualité des matières vos nombreux talents sont reconnus de tous tout est étudié pour le bien-être des passagers ils sont nombreux à rechercher de la place dans un contexte social stimulant il y a du pouvoir dans l’air | vous avez de la place vous ne savez plus où mais votre place est reconnue de tous on ne voit pas comment on pourrait se passer de vous tout est étudié dans votre tête une fois la première engagée on accélère puissance agilité précision les promesses sont tenues on ne vous voit plus il y a de la puissance dans l’air une fois votre tête engagée vos idées accélèrent vous prenez tout le monde de vitesse vous prenez la tête siège conducteur réglable au niveau des lombaires et en hauteur on ne voit pas comment on pourrait passer devant vous Extrait de Canons de Patrick Bouvet, éditions de L’Olivier |
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u'est-ce qui lui arrive, est-ce une crise de croissance? une vraie pathologie? une agonie? ça fait quelque temps déjà qu'elle tousse et que quelque chose doit lui succéder. elle était d'ailleurs vouée à cracher âme, car elle n'est rien d'autre qu'une ruse où on proclame la souveraineté du peuple. et ceux qui la proclament en ont avant tout peur et font tout pour que le peuple n'y accède pas: voire le goutte à goutte auquel on a concédé le droit de vote, commençant par les hommes libres des grecs anciens pour finir de concéder aux différentes "minorités". là on est a court de techniques, un peu, pour ne pas concéder. alors on a recours aux populistes. mais c'est une cata pour gouverner, les populistes. y a bien lula et chavez, mais bon :).
et la vieille va crever parce que la masse a beau voter en masse, mais la masse a decouvert l'imposture au sens représentatif. Et puis la masse a découvert que la sécurité sociale - au sens propre - s'errode, les déremboursements des frais médicaux, des retraites, des allocations chomage, des études, et autres réformes sympa à venir. et qu'on a beau voter on n'y échappera pas. il n'y a rien qui donne envie d'y aller. c'est ainsi que la vieille a consommé tout son carburant de promesses dans une vie meilleure. la masse avait compris que ce sera toujours une domination, et à l'échelon de la globalisation c'est sans doute pas drôle.
alors gouverner là dedans c'est pas moins qu'une adaptation permanente à un avenir dont la réalité échappe, pas moins, mais pas plus. en fait c'est une fuite en avant, on nous fait des coupes franches et on nous dit "ça va être comme ça, si vous voulez on va en discuter, mais on n'a pas le choix, l'important c'est d'en être". juste une fuite en avant. mais avec un discours politique bien marqué par la dénégation. c'est l'essoreuse à idées.
de toutes façons, que faut-il faire? divorcer avec la masse ou l'épouser ?
la gouvernance serait de coopter pour les grandes décisions les gens utiles, pour aboutir a un a-c-c-o-r-d. faut revoir les dégâts du progrès et remettre l'humain au centre, avec une primauté de dignité.
en tout cas les types de mobilisation ont changé: maintenant c'est la désobéissance civique qui pointe son nez, alors gaffe. et puis, fait nouveau dans son histoire il existe maintenant, une critique interne mais aussi externe de la vieille.
alors bon, dans un monde ou on sait pas ou on va, sarko pas plus que les autres, on se la joue efficace, occupé, pleins de diplomatie du chèque, de délinquance d'état, de débâcle économique, de cata environnementale.
on y croit parce qu'on est encore dedans, alors que la vieille se meurt de vieillesse tout doucettement. et on ne voit qu'elle. mais, regardons autour de nous, où vivons nous? dans un monde tripartite, nous - avec la vieille agonisante, la convention de Pékin et les laissés pour compte.
alors les bruits qu'il n'y a parait-il rien pour succéder à la vieille, qu'il parait qu'elle est éternelle, perfectible magique quoi et promet encore des jours heureux - hihi.

on va clicker sur "publier", se détendre sur son siège et admirer son oeuvre. Imperceptiblement et instantanément le billet glissera dans un réseau récurrent de logiciels agents qui l'explorera, indexera, minera, réduira, republiera et propagera à travers le web à quiconque saisira quelques mots-clés en relation, la plus étrange soit-elle, avec le billet.

Il faut le taguer, d'une telle formule magique ∀ mot clé Ξ ∀ lecteur dans The Life Cycle of a Blog Post .
...un méta-mot quoi, qui relierait la source, la destination, l'objet du message. Est-ce que ce serait un verbe de mouvement? être? avoir? un radical? No life? le nombre 23?
Trop simple. Prenons ce billet-là. Comment se fait-il qu'y figurent des
Ça sent le gris-gris cette affaire.
Lorsqu’on prend la parole, avant toute chose, on prend place. Mais laquelle ? Car il existe différents lieux d’où l’on peut parler, interpeller l’autre, et l’effet de ce qui s’y dira sera différent suivant chacun d’eux. Ce lieu d’où l’on prend la parole est la place d’agent. Ensuite, il s’agit de savoir à qui l’on parle, à quel autre s’adresse cette parole. Cet autre, qui se trouve être le deuxième élément spécifique de tout discours, s’écrit avec un grand “A” car si “dans son discours le sujet se rapporte à un autre, c’est avant tout à l’Autre, c’est-à-dire non à un individu mais au langage, au code ou mieux encore, au trésor des signifiants, à la loi que le langage véhicule”. Cette parole adressée à l’autre a un effet c’est le produit du discours. Cette production a une cause autre, plus véritable que l’agent du discours, c’est la vérité, au nom de laquelle parle l’agent.
La vérité, l’agent, l’autre, la production constituent donc les quatre instances de la structure signifiante du discours. Ces quatre places seront occupées (différemment suivant le type de discours) par quatre termes : S1, le signifiant-maître; S2, le savoir, la batterie signifiante formant réseau; $, le sujet et enfin (a), l’objet baptisé par Lacan “plus de jouir” .
A partir de ces quatre places et de ces quatre termes il y a autant discours, chacun tirant son nom du terme occupant la place d’agent : discours du maître (en position d’agent : S1), discours universitaire (S2), discours de l’hystérique ($) et discours de l’analyste (a), puis le Discours du capitaliste, rajouté plus tard.
Le discours du maître : si l’on considère généralement le discours du maître comme le discours de base, matrice des autres discours, c’est qu'il arrive comme premier, du fait qu’il s’énonce à partir de la relation fondamentale S1->S2, la chaîne signifiante dans laquelle s'inscrit l'enfant, celui de ses parents. Il est de l'ordre et de la Maîtrise, de la reconnaissance, (mathème pointant le sujet en tant que divisé par le signifiant) hiérarchique alors qu'il porte en lui la revendication égalitaire du Maître "libre" dans son rapport de dépendance à la reconnaissance par son esclave de son statut de maître. La vérité du sujet est en jeu dans ce qu'il dit par rapport à l'autre, sous son regard. Sa liberté ici est arbitraire, c'est celle de choisir son camp, la vérité change de place selon les institutions où il s’inscrit, volonté de vérité. "On n’est dans le vrai qu’en obéissant aux règles d’une police discursive qu’on doit réactiver à chaque fois qu'on parle". Le signifiant maître mis en position d'agent occulte sous la barre la division subjective et prétend savoir ce que veut l'autre, mais à condition d'épargner la question de son propre désir.
S1 ==> S2
$ // a
Le discours de L'Université sous l'injonction du discours du maître produit le $ et accroît ainsi le "malaise dans la civilisation", l'objet cause du désir est transformé en objet du désir de savoir (ou de consommation) et occulte ce qu'il en est de l'assujettissement au S1 à quoi se soumet celui qui veut connaître. Celui qui veut connaitre saura une masse d'informations sur les phénomènes et les points de fixation irrationnels de l'angoisse collective sur des interventions médicales et aussi des questionnements et remises en cause absolument fondés. Prenons un virus quelconque, la masse de données produit un sujet divisé, et ne produit pas au final une vérité sur la conduite à tenir face aux risques.
S2 ==> a
S1 // $
Le discours hystérique lui répond en défiant la maîtrise et en la contraignant à produire un savoir toujours mis en cause, vérité irrecevable pour le maître.
$ ==> S1
a // S2
Chacun de ces discours pointe la jouissance impossible, l’impossibilité du sujet à atteindre son objet.
AGENT ==> AUTRE
VÉRITÉ // PRODUIT
Pour le Maître ne l'être qu'au prix de l'esclavage à la reconnaissance de l'autre, pour l'Universitaire l'impossible est de prouver un sujet tel que défini par la science, pour l'hystérique la remise en cause du maitre ne remet pas plus en cause ce qui est factuel et c’est seulement la reconnaissance de cet impossible ou, en d’autres termes, l’acceptation de la castration qui permettra au sujet un accès à la vérité de sa jouissance.
On demandait sur un Blog à part voisin "On peut ) peine reconstruire fragilement sur les ruines du passé, qu'en pensez-vous ?"
Je sais pô les autres, mais je pense que chez l'auteur, dans la question même il y a là reconnaissance de cet impossible, vé oui qu'il y a acceptation de la castration de jouir de la science et de la position de maîtrise :)
PS: je trouve ça très smart de taguer ce billet "Santé et bien-être" :)
Cité de la Musique
On accède par la sortie de métro rouge au sud, et on embrasse du regard la vaste esplanade. On contourne légèrement la fontaine, marquant un arrêt devant les contrastes architecturaux, là on s'engage dans le long couloir (3).
Salle des concerts
Musée de la musique Amphithéâtre
Médiathèque
Rue musicale
Folie musique
Atelier de gamelan
Salle des colloques
Entrée des artistes
Librairie boutique
Café de la musique
Ensemble intercontemporain
Le lieu d'attente est mal pensé, les gens plantent dans ce décor monumental, massés dans un reflexe de brebis, mais les points de vue sont beaux.
La salle encadrée de lumière mauve est bellissime, le bois, le dépouillement, les deflecteurs en tissu drappé, impeccable. On veut m'empêcher de photographier.
On a, comment dire? entendu? écouté...? ouï? s'est laissé porter par l'Ensemble intercontemporain sous la direction de Susanna Mälkki, dans les oeuvres de Toru Takemitsu - Rain Coming, pour orchestre de chambre, Julian Anderson - Book of Hours, pour ensemble et électronique Entracte Jonathan Harvey - Bhakti, pour ensemble et bande quadraphonique
Je ne saurais dire avoir acoustiqué, écouté, entendu aucune des ces oeuvres. L'expérience a été confondante. "L’ailleurs n’a pas nécessairement la forme d’une autre terre à conquérir." Dans l'impossibilité d'anticiper cette musique, tout juste ai-je pu me laisser surprendre par les moments manifestement à contrepied de ce qui serait attendu selon les canons traditionnels. Pas de lyrisme, pas de refrain, et une ciselure infinie, soulignée par les mains de Susanna Mälkki.
Heureusement qu'elles étaient là ses mains, car elles permettaient à mon esprit n'en menant pas large de se raccrocher à quelque chose dans cette mer de sons si autres. Cette petite bonne femme dirigeait d'un fil précis et impérieux l'hermetique orchestration, et sa silhouette volontaire a soutenu 3 morceaux à mes oreilles - impensables. Cet univers
impensé de moi s'avère être un engagement profond au service de la musique contemporaine, la petite bonne femme a collaboré avec le Klangforum Wien, le Birmingham Contemporary Music Group et les ensembles ASKO et Avanti!. Très active dans le domaine de l’opéra contemporain, Susanna Mälkki dirige en 1999 la création finlandaise de Powder Her Face de Thomas Adès au Festival Musica Nova d’Helsinki. En contention permanente d'une toux qui m'agaçait les bronches, j'ai vaillamment soutenu ma persévérance fiévreuse suspendue à la longue silhouette du violon Kang Hae-Sun.
Moralité: solliciter son appareil perceptif dans un état de conscience modifié par la grippe contribue à se laisser abandonner à la musique contemporaine.
Après m'être montrée aux tableaux de Courbet, ma mission si je l'acceptais, était de me faire voir quai Branly, chez Jean Nouvel.

L'architecture extérieure est superbe et le jardin, une belle réussite. Les reflets de Nouvel tels qu'au Musée du Monde Arabe par exemple, les ombres et les lumières de Nouvel, les courbes et les recoins de Nouvel, les matières et les transparences des facades de verre de Nouvel.
Oui, son travail est un lieu où des œuvres exposent des vitrines, et vice-versa et c'est bô.
Il évoque une jungle d'épaisseurs de verre, d’acier, de verdure et de béton, des télescopages de galeries, de mats et de promontoires.
le plateau des collections: Images divines étonnantes, ornements d’ivoire, parures de plumes, textiles décorés… Elles explorent des matières premières impensables, immanquablement hautement symboliques masques, représentations bisexueées, calligraphies de tressages incantatoires, instruments, outils, vêtements, quand ils furent des premiers contacts avec les voyageurs européens, missionnaires ou colons.
C'est absolument fascinant, étonnant, obscur, parfois contruitivement évident, mystérieux, ingénieux, violent et magique... à ne déplorer que le manque de lisibilité, on repart, frappé de fièvre et de mystère, à l'insu de tous ces sens inédits, beaux, qui ne vous ont rien dit. D'étranges boyaux de simili-cuir beige serpentent tout du long du bâtiment, évocation de ces venelles intemporelles faites de la terre à laquelle nous retournons poussière. Ouais, comme quelque part a Timbuktu.
Un parcours géographique d'un seul tenant, autour de 3 500 objets venus des quatre coins du monde. Mission même pas manquée, je crois bien. La contemplation de telles productions sans antipyrréique a ses avantages... Pour faire monter encore un peu la fièvre, maintenant que j'avais la midriase esbouriffée par tant de messages ataviques sur la vie la mort la naissance le sexe, il était impératif d'expérimenter de la musique contemporaine.
19 février – 11 mai 2008 les batak
Imaginez qu'on vous propose de dîner aux Halles. Sombre perspective pour quiconque a quelques kilomètres dans Paris dans les pieds. Alimentation moyenne pour beaucoup de marche.
Imaginez alors que comme moi vous ignorez l'existence du Georges et vous vous laissez surprendre. A 2 pas du metro, accès par de longs escalators externes du centre Pompidou. Dernier étage. Entrée dans un espace indefini par des baies vitrées taille industrielle, Paris illuminée comme sur un plateau, Sacré Coeur, l'Arc, la Tour. Dans le dedans de cet espace sans limites à l'oeil, l'éclairage est constitué de lumières intégrées dans le verre dépoli des tables. Chaque table est méticuleusement calibrée d'une rose rouge sur longue tige dans un longissime vase.
C'est de Starck, minimaliste. L'espace est constitué autour de sculptures monumentales, des courbes métallisées, si grandes que des tables occupent leur évidement. Les rondeurs utérines métallisées se reflètent dans les parois de verre, par dessus la dentelle de lumières de Paris. Le personnel est calibré en beaux-gosses et filles sublimes, service attentif et léger, on mange des petits trucs raffinés et délicieux. Un dj mixe des trucs sympa.
Les gens se photographient dans ce lieu fort étrange, et je me demande ce que ça donne. Ca n'a de force que dans la mise en scène magique de la lumière des décors, superposés dans le reflet des baies, and the dj doin the mix.
Eh bin quoi? eh bin rieng, c'est juste que ça fait pas beaucoup de marche et on mange bieng.
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